La maîtrise des émissions

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Chaque usine de traitement possède sa propre responsabilité en ce qui concerne la préservation de l'écosystème. Effectivement, les composés toxiques doivent impérativement être manipulés avec précautions. Les émissions des substances nuisibles nécessitent alors une maîtrise parfaite. Pour ce faire, plusieurs processus existent.

Le COV et ses dangers

Le Composé Organiques Volatils (COV) correspond à une infinité de substances d'origine biogénique ou anthropique, à l'instar du butane, de l'éthanol ou du benzène. Ils sont notamment utilisés en tant que solvant, nettoyant, dégraissant, agent de synthèse, etc.  Ces composants sont également exploités dans la métallurgie, l'imprimerie, la mécanique, l'agroalimentaire, et bien d'autres domaines. Tous les secteurs (primaires, secondaires et tertiaires) sont des sources anthropiques de diffusion de COV.

Les composés organiques volatils portent préjudice à la santé. En effet, ils agissent en tant que polluant. Toux, inconfort thoracique, douleurs durant les inspirations profondes, irritation nasale et oculaire sont autant de symptômes de la surexposition aux COV. Le niveau de gravité varie selon le composé émis. Le benzène semble parmi les substances les plus mortels et est classifié CMR (Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique).

Les COV portent également atteinte à l'environnementale. Diffusés dans l'air, ils ébranlent les équilibres chimiques pour accumuler plus d'ozone. D'ailleurs, il existe le bon ozone (la stratosphère) et la mauvaise (troposphère). Ce sont des polluants pour l'Homme et la nature. Ils engendrent une surproduction du mauvais ozone dans l'air. Cet excès altère la résistance des végétaux et accélère la destruction de certains matériaux. Les réactions chimiques provoquées occasionnent un effet de serre additionnel.

La démarche plus conventionnelle

La maîtrise des émissions à la source concerne la plupart des activités des firmes qui se servent de solvants organiques. Les enjeux sont de taille d'un point de vue sanitaire, environnemental et financier. Les solutions à adopter dépendent de l'ampleur des dégâts. Cette démarche est la mieux acceptée et la plus formelle. Cependant, une émission importante de COV peut entraîner la prise de mesure plus draconienne.

Les firmes qui envisagent une mise en place de stratégie de maîtrise et de réduction des émissions de COV procèdent par étape. Pour ce faire, la démarche consiste à identifier le problème. Le repérage, l'analyse poussée et la quantification des provenances d'émissions de COV sont les étapes cruciales à effectuer. Pour plus d'efficacité, des organisations spécialisées dans ce domaine peuvent accompagner ces usines.

À eux deux, ils exécutent ces 5 différentes tâches :
-    La reconnaissance des produits émetteurs de COV
-    La reconnaissance des émissions canalisées et diffuses de COV
-    L'établissement de la réglementation à appliquer à l'installation
-    La quantification des rejets de COV
-    L'analyse des solutions techniques disponibles pour la réduction des COV émis


Le traitement ultime

Le traitement des émissions n'est envisageable qu'en cas d'impossibilité technique de substitution des diffusions de COV. Avant d'entamer ce processus, un minutieux examen de toutes les options doit être effectué. Par ailleurs, cette alternative fait office d'ultime processus dans le cas où la démarche énoncée précédemment n'a donné aucun résultat satisfaisant. Cette opération est à traiter avec la plus grande délicatesse possible.

Les étapes se caractérisent par deux grandes catégories, à savoir, les procédés récupératifs et les procédés destructifs. La première étape vise la récupération des matières. Plusieurs traitements figurent à cette opération : le traitement par absorption, par adsorption, par condensation et par techniques membranaires. Le traitement biologique, l'oxydation thermique et l'oxydation catalytique englobent la seconde catégorie.

À notre époque, plusieurs procédés de maîtrise des émissions existent et sont en plein essor. Entre autres : le couplage de procédé, la photocatalyse ou le plasma froid. De plus, des organismes spécifiques offrent leur service et apportent des solutions durables aux entreprises souhaitant effectuer une maîtrise des émissions. Le groupe CNIM est une référence dans ce domaine en France, et dans les pays du Golfe, à travers CNIM Saudi, présidé par Mohamed Ayachi AJROUDI.